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Atelier de formation des jeunes leaders des partis politiques sur « la communication non violente pour la consolidation de la paix et la prévention des violences sur le genre »

Atelier de formation des jeunes leaders des partis politiques sur « la communication non violente pour la consolidation de la paix et la prévention des violences sur le genre »

L’Institution de l’Ombudsman du Burundi a organisé ce mardi, le 19 septembre 2017 en Province de Kirundo un Atelier de formation des jeunes leaders des partis politiques sur « la communication non violente pour la consolidation de la paix et la prévention des violences sur le genre ».
La Représentante Résidente de UNFPA, Suzanne NGO-MANDONG, a dons son discours fait savoir que les violences basées sur le genre constitue un fléau qui gangrène l’humanité soit en situation normale ou en crise.
Elle a ajouté que parmi les facteurs qui favorisent les violences basées sur le genre figurent la communication toxique/nuisible, l’ignorance, le non respect des valeurs culturelles, etc. La meilleure façon de lutter contre ces violences basées sur le genre reste la prévention, a-t-elle souligné. Celle-ci se fera par la communication non violente qui est le cheval de bataille de lutte contre les violences basées sur le genre.
Le discours de circonstance a été prononcé par Son Excellence l’Ombudsman de la République, Hon. Edouard NDUWIMANA. L’Ombudsman a fait savoir que la jeunesse constitue une force, une source d’énergie et un potentiel pour le développement intégral de la société, et donc du Pays, tandis qu’à l’inverse, elle peut être une source, sinon de destruction du moins de déstabilisation, d’autant plus qu’elle est analphabète, désœuvrée ou improductive. Dans ce dernier cas, elle devient malléable et manipulable à merci des groupes d’intérêts parfois obscurs et égocentriques.
Il a ajouté que les différentes crises sociopolitiques que le Burundi a connues par le passé, aux quelles s’ajoutent les manipulations éclatées la veille et qui a perduré, pendant et après les élections de 2015 en sont une illustration incontestable.
Pour l’Ombudsman du Burundi, la bonne communication s’est avérée une stratégie efficace de prévention et de résolution pacifique des conflits à tous les niveaux.
L’Institution de l’Ombudsman a tenu un clin d’œil à la société burundaise en général et à la jeunesse en particulier, pour que l’une et l’autre prennent conscience des menaces qui planent dans ce ciel commun, et partant, réfléchissent ensemble ou chacune en ce qui le concerne, en vue de prévenir ou empêcher les comportements de nature à réveiller les vieux démons et provoquer la réédition des expériences regrettables.
L’Ombudsman a indiqué que les jeunes sont les premières victimes des violences en général et des violences basées sur le genre en particulier, lorsqu’ils sont instrumentalisés notamment par des politiciens en mal de moralité et de patriotisme.
Après ce discours inaugural, les participants ont suivi des exposés. Le 1er exposé portait sur la communication non violente et a été présenté par Ildéphonse NIYUNGEKO.
Pour ce 1er orateur, la Communication Non Violentes est une méthode visant à créer entre les êtres humains des relations fondées sur l’empathie, la compassion, la coopération harmonieuse et le respect de soi et des autres. Il a ajouté que la CNV est une forme de communication qui, tout en privilégiant le message à transmettre dans toute sa clarté et objectivité, avec une expression sincère des sentiments et des besoins ressentis ou à satisfaire.
La communication non violente est très utile car elle s’attache à instaurer entre les etres humains, des relations fondées sur une coopération harmonieuse, sur le respect de soi et des autres.
Se référant à la théorie de MAHTMA Gandhi, apôtre de la non violence, l’Orateur a fait savoir que cet outil de communication verbale reste recommandée pour la résolution des conflits et permet de développer une meilleure relation à soi.
Il a terminé en disant que sa pratique repose sur l’expérimentation d’un nouveau modèle qui a pour principaux objectifs: l’identification des sentiments, des besoins, et la formulation d’une demande en vue de les satisfaire.
Le 2ème exposé était en rapport avec la promotion des valeurs humaines, culturelles et religieuses pour la prévention des violences basées sur le genre. Elle a été présentée par Mgr Martin Blaise NYABOHO.
Il d’abord commencé par expliquer les valeurs comme étant ce par quoi une personne est digne d’estime, ensemble des qualités qui la recommandent ; la qualité de ce qui a une certaine utilité, une certaine efficacité ou le caractère de ce qui est recevable, de ce qui peut faire autorité (du point de vue d’une règle, d’un ensemble de principes).
Il également fait savoir qu’il y a des valeurs humaines, des valeurs culturelles et valeurs religieuses
Il a invité les participants de faire une analyse rétrospective et revenir sur la culture de nos ancêtres et d’avoir l’amour de la patrie, et ainsi, ils auraient contribué efficacement dans le respect des droits de la personne humaine.
Après ces exposés, les participants ont fait les travaux en groupes et ont sanctionné les travaux par la déclaration des jeunes leaders des partis politiques.
Par la communication positive, ces jeunes se sont acceptés mutuellement dans leur diversité politique, religieuse, ethnique et autre condition nécessaire pour envisager ensemble l’avenir commun et celui de la nation entière. Ils ont également été sensibilisés à la nouvelle valeur humaine et sociétale, ce qui leur permettra de juguler, et pourquoi par éradiquer le mal qui a tant frappé le peuple burundais du fait de la mauvaise communication et surtout, de la communication violente.
Rukumbi Juma