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Conférence Internationale sur la paix et le rôle des institutions nationales de médiation dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits à travers le monde

Conférence Internationale sur la paix et le rôle des institutions nationales de médiation dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits à travers le monde

Conférence internationale sur la paix et le rôle des institutions nationales de médiation dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits à travers le monde

L’institution de l’Ombudsman, en collaboration avec l’Association des Ombudsmans et Médiateurs d’Afrique (AOMA), a organisé jeudi le 06 de ce mois en cours à Bujumbura, une conférence internationale sur la paix et le rôle des institutions nationales de médiation dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits à travers le monde.
Le 2ème vice-président de la République Dr Joseph Butore a, dans son discours de circonstance, indiqué que les hautes institutions de la République suivent attentivement les activités de l’institution de l’ombudsman, dont elles reçoivent régulièrement le rapport annuel depuis qu’elle a été créée. Elles apprécient à sa juste valeur, l’implication de l’ombudsman dans la résolution pacifique des conflits entre les citoyens et l’Etat, a-t-il ajouté. Il a, à cet effet, donné des cas d’illustration tel que le processus de dialogue en cours entre les partis politiques, qui selon lui, mérite une mention particulière, d’autant plus que les partis politiques sont les premières sources de tension sociale, et partant, perturbatrices potentielles de la paix, a-t-il martelé.
M. Butore a fait savoir que toutes les institutions de la République fonctionnent, dans la paix et la tranquillité qui règnent non seulement à Bujumbura, mais également sur tout le territoire national, contrairement aux informations mensongères qui circulent dans certains milieux et, dont le but inavoué, est la déstabilisation du Burundi.
Rappelant que pendant la période électorale de 2015, un mouvement insurrectionnel a désespérément tenté de plonger le pays dans le chaos sans y parvenir et que les mêmes manœuvres ont été observées au Kenya, au Gabon, en Côte d’Ivoire, en République Centrafricaine, pour ne citer que ceux-là, le 2ème vice-président de la République a indiqué que la question que l’on peut se poser est de savoir pourquoi il a toujours fallu recourir à des médiateurs étrangers alors que tous ces pays sont dotés d’institution de médiateur.
Quant à l’Ombudsman du Burundi, Hon. Edouard Nduwimana, il a indiqué que le médiateur est investi de plusieurs fonctions : tantôt intercesseur, tantôt promoteur de réformes et tantôt facilitateur sans oublier d’autres missions spéciales.
Il a rappelé qu’au Burundi, l’institution de l’ombudsman a vu le jour en 2010, par la loi N°1/03 du 25 janvier 2010 et est aujourd’hui, régie par la loi N°1 du 25 janvier 2013 portant modification de la précédente.
L’Ombudsman a fait savoir que l’institution de l’ombudsman, aussitôt lancée au Burundi, elle s’est engagée dans le renforcement de ses capacités, particulièrement, en s’ouvrant sur le monde, par la voie de l’adhésion aux ensembles régionaux et internationaux, en l’occurrence l’AOMA, et l’Association des ombudsmans et médiateurs francophones (AOMF) et vient, actuellement, de concrétiser sa demande d’adhésion à l’Institut International des Ombudsmans.
De son côté, la présidente de l’AOMA Mme Fozia Amin a fait savoir que les participants à ladite conférence souhaiteraient s’engager à mettre fin à la prolifération des armes légères de petit calibre en Afrique sans oublier de travailler ensemble dans la promotion des valeurs humaines et morales basées sur l’inclusion ainsi que le rejet de toutes formes de terrorisme, la radicalisation, l’extrémisme religieux et autres formes d’intolérance.
Au terme de cette Conférence, les participants ont formulé des recommandations, entre autres, le rapatriement du dialogue d’Arusha d’autant que sa fin avait été annoncée par le facilitateur Benjamin Mkapa,
D’après la déclaration rendue publique par les ombudsmans et médiateurs membres de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs de l’Afrique (AOMA), à travers laquelle ces derniers considèrent que les conflits en Afrique et dans le monde ne cessent de naître et que de par la fonction, l’Ombudsman/Médiateur est prédisposé à l’écoute empathique et ne peut imposer son point de vue à l’une ou l’autre partie au conflit ;
Convaincus également que les Ombudsmans/Médiateurs sont des experts et professionnels de la médiation et que leur expérience à l’échelon national constitue une longueur d’avance sur les simples politiciens et les dispose à prester au niveau international, les Ombudsmans/médiateurs qui ont participé à ladite conférence ont, à travers la même déclaration, formulé des recommandations.
Aux Gouvernements, les ombudsmans/médiateurs ont recommandé d’impliquer davantage leurs institutions nationales de médiation dans la résolution des conflits et de privilégier le dialogue pour parvenir à la paix et la cohésion sociale. Il leur a été également demandé de reconnaître officiellement que la mission de médiation nationale revient de droit aux institutions de médiation et de décourager le recours d’office aux médiations extérieures sauf en cas de conflits entre Etats.
Aux partenaires internationaux (Nations Unies, Union Africaine), les ombudsmans/médiateurs leur ont demandé de reconnaître leurs institutions nationales de médiation dans la recherche des solutions avant tout recours à d’autres, élargir le champ d’action de leurs institutions et d’intensifier le plaidoyer auprès des Etats et des organisations internationales.
Les mêmes ombudsmans/médiateurs ont recommandé à l’AOMA d’organiser une conférence internationale à leur intention pour une mise à niveau des capacités dans le traitement des conflits et de constituer une banque de données des personnalités qui ont dirigé les institutions d’ombudsman afin de pouvoir s’en servir en cas de besoin.
Selon la même déclaration, les ombudsmans/Médiateurs ont recommandé à l’ombudsman du Burundi de rapatrier le dialogue d’Arusha d’autant que sa fin avait été annoncée par le facilitateur Benjamin Mkapa.
Les Ombudsmans/Médiateurs ont félicité le chef de l’Etat Burundais pour les efforts inlassables consentis pour la consolidation de la paix et la concorde nationale.

Signalons que ladite conférence regroupait les Ombudsmans et Médiateurs de l’Angola, du Tchad, du Soudan et de l’Ombudsman Militaire Afrique du Sud. Il y a également ceux de la République Centrafricaine, du Gabon, de la Côte d’Ivoire et du Congo Brazzaville.