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Déclaration de l’Ombudsman relatif au Dialogue interburundais tenu à Arusha du 16 au 18 février 2017

Au terme du quatrième round de dialogue inter burundais facilité par Son Excellence William MUKAPA, ancien Président de République Unie de TANZANIE, les assises du 16 au 18 février courant à Arusha ont donné des résultats positifs que l’Ombudsman salue avec optimisme. L’Ombudsman saisit cette opportunité pour porter à la connaissance du public ce qui suit :

  1. L’Ombudsman de la République félicite le Facilitateur, Son Excellence William MUKAPA, ancien Président de République Unie de TANZANIE, pour son engagement dans la résolution du conflit burundais.
  2. L’Ombudsman recommande au Facilitateur d’accélérer ce processus pour que les parties en conflits se concentrent, enfin, sur les préparatifs des élections prévues en 2020.
  3. L’Ombudsman se réjouit des assises qui se sont tenus à ARUSHA en République Unie de TANZANIE du 16 au 18 février 2017. Il a apprécié la manière dont le dialogue s’est déroulé, dialogue au cours duquel tout le monde s’est engagé à bannir toute sorte de violence comme mode d’accession au pouvoir et à privilégier la voie du dialogue.
  4. L’Ombudsman félicite les partis politiques et les acteurs politiques pour leurs contributions nécessaires au renforcement de la paix et la sécurité de notre pays lors de ces assises.
  5. L’Ombudsman rappelle aux parties prenantes au processus qu’aucune solution ne  viendra de l’extérieur au vue de l’histoire déjà vécue dans notre pays. Les Burundais doivent s’assoir ensemble  pour trouver des solutions à leurs différends. L’Institution de l’Ombudsman est prête pour les accompagner.
  6. L’Ombudsman remercie les personnalités politiques qui ont décidé de rentrer dans leur pays. L’Institution de l’Ombudsman leur souhaite un bon retour et une vie harmonieuse dans leurs familles.
  7. L’Ombudsman demande aux citoyens burundais de contribuer à améliorer sans cesse les mécanismes d’accueil des rapatriés dans leurs milieux.
  8. L’Ombudsman de la République demande au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour bien accueillir tous les burundais rentrant de l’exil, en mettant en place les mécanismes d’accueil nécessaires et dignes.
  9. L’Ombudsman recommande au Gouvernement de mettre en place tous les mécanismes constitutionnels destinés à rassurer tous les  citoyens et à promouvoir l’unité du Peuple Burundais, en appliquant, notamment, l’art.269 de la Constitution qui préconise le Conseil National pour l’Unité National et la Réconciliation et l’art.274 de la Constitution qui prévoit l’Observatoire National pour la prévention et l’éradication du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
  • L’Ombudsman lance un appel aux autres personnalités politiques en exil ainsi que tous les burundais, qui ont quitté leur pays, pour qu’ils regagnent la Mère Patrie.
  • L’Ombudsman se réjouit que la paix et la sécurité règnent dans toutes les provinces de notre pays.
  • L’Ombudsman demande à certains media, certaines organisations locales ou internationales, voire certains pays, de rester objectifs et de ne diffuser que des informations qui reflètent la véritable situation sécuritaire qui prévaut sur terrain.
  • Pour consolider la paix et la sécurité qui règne dans notre pays, l’Institution de l’Ombudsman demande avec insistance l’abandon de tout projet de violences de toutes sortes et rappelle que la voie du dialogue est le seul moyen de résolution des conflits burundais.

 

Fait à Bujumbura le 25 février 2017,

Pour l’Ombudsman de la République

Jérôme Ndiho

Directeur de la Médiation, Education Civique, Communication et Relation avec les Institutions